21.03.2007

Voyage dans le pays des journalistes

Nouvelle rubrique, invitation à un voyage à travers les médias. Des articles qui me révoltent à ceux que j'aime bien, de simples infos aussi, des morceaux de mes lectures dans la presse... Aujourd'hui, le portrait de Lise Levitzky, la première épouse de Gainsbourg. Fille de russes blancs mais engagée à gauche, Lise Levitzki a vecu une jeunesse de bohème avec le chanteur, alors peintre talentueux mais inconnu. Si la vie les a separés, ils n'ont jamais arrêté de se voir pendant 40 ans. Leur histoire me touche, même si elle est très "politiquement incorrecte". De sa retraite tranquille en Côtes d'Armor, à 81 ans, elle se livre pour la première fois dans les colonnes de Ouest France. Lire des extraits

15.03.2007

L'actu du jour: Lise Levitzky

Lise Levitzki, le secret de Serge Gainsbourg

Nouvelle rubrique, invitation à un voyage à travers les médias. Aujourd'hui, Lise Levitzky, la première épouse de Gainsbourg. Fille de russes blanches mais engagée à gauche, Lise Levitzki à vecu une jeunesse de bohème avec le chanteur, alors peintre talenteux mais inconnu. Si la vie les a separés, ils n'ont jamais arrêté de se voir pendant 40 ans. De sa retraite tranquille en Côtes d'Armor, à 81 ans, elle se livre pour la première fois dans les colonnes de Ouest France.

Quelques extraits de l'article de Marie-Claudine Chaupitre, paru ce matin dans Ouest France:

"C'était le 5 mars 1947, le jour de mes 21 ans. Je venais de claquer la porte de la maison. Je voulais être peintre, mes parents me l'avait interdit. Je me suis inscrite à l'Academie Montmartre. Là, il y avait un élève qui avait l'air de diriger l'atelier, le prof le laissait faire. Cet élève c'était Lucien Ginzbourg, le futur Serge Gainsbourg. Je ne l'ai jamais appelé Serge. J'étais jeune et belle, les garçons me draguaient, lui aussi. Il était plus intelligent et plus intéressant que les autres, je suis sortie avec lui. Je ne suis pas tombée amoureuse tout de suite. Il était timide et assez laid. Ce qui l'a épaté le plus au début, c'était ma famille. Lui, le petit juif moche draguait une demoiselle de l'aristocratie russe. Moi, je n'avais qu'une idée, fuir mon sang. Parmi mes ancêtres il y eut un Levitzky peintre à la cour de la tsarine Catherine. Mon grand père administrait la province de Vladivostok. Comme tous les membres de ma famille, je suis princesse Bielski (de Biélorussie). C'est gag, non? (...)
Dans mon enfance il y a eu des moments horribles, mais j'ai quand même eu le la veine, j'ai connu des gens extraordinnaires. Très jeune, j'ai fréquenté des artistes dont George Hugnet, le peintre surréaliste. J'étais sa secretaire quand j'ai rencontré Lucien (Serge). A ce moment-là, il gagnait un peu sa vie avec sa guitare, mais c'était surtout un peintre. Il peignait depuis ses 13 ans, c'était sa vocation. On a vecu cinq ans ensemble, c'était la bohème, on s'aimait. (...) On a divorcé en 1957. Je me suis remariée et j'ai mené une petite vie tranquille...
Bien plus tard, un jour de 1968, je l'ai retrouvé par hasard sur un pont de Paris. Lui n'avait pas encore rencontré Jane Birkin et Brigitte Bardot venait de le quitter.
(...)
Il partageait les femmes en deux catègories: celles avec qui on sort, et celles avec qui on rentre. J'étais passée de l'une à l'autre (...).
Aujourd'hui encore, ce que j'aime le plusde lui, c'est sa tendresse, ses mains magnifiques, ses yeux. Quand il posait le regard sur une femme, elle était piégée.. C'est un peu encombrant d'avoir été sa première femme. Mais qu'il ait renoue avec moi après B.B., ce n'est pas désagreable non plus. (...)"


Qu'en pensez-vous? Moi ça me donne envie d'écouter "Le poinçonneur des lilas"...